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Que signifie prendre le pouvoir de sa vie ?

À l’ère où développement et travail personnel sont de mise, nombre d’entre nous questionnent le sens que nous souhaitons donner à notre vie. Quelle est notre mission, ici-bas ? Pourquoi et pour quoi sommes-nous là ? Que souhaitons-nous accomplir ? Si pour certains ces interrogations trouvent une réponse rapide et tombant sous le sens, il peut être difficile pour d’autres d’y voir clair.

Certains subissent leur existence, errent sans réel but et se contentent de vivre, de se laisser flotter au rythme de la vie. Sans doute ne voient-ils plus d’issue à cette balade vide de sens et vide de folie. D’autres, à l’inverse, prennent le taureau par les cornes et décident de chevaucher la vie comme s’ils n’en avaient qu’une. Comme si. Il n’y a là aucun jugement, aucun mépris. Il est seulement intéressant de voir ce qui pousse des gens – a priori comme les autres, à prendre la décision d’avoir le pouvoir sur leur vie.

« Prendre le pouvoir de sa vie », voilà un dicton bien à la mode. Néanmoins, il ne parait pas vide de sens et reflète en réalité la quête de nombre d’entre nous. N’est-ce pas notre objectif à tous et à toutes, de prendre le pouvoir de notre vie ? D’en être les maîtres ? D’être conscients, chaque jour, de la raison pour laquelle nous nous levons ? Cependant, qu’est-ce que cela signifie réellement ? Il n’y a probablement pas de question plus subjective qui puisse exister. Chacun et chacune, avec son histoire, sa personnalité, ses rêves et ses convictions, se forge sa propre réponse.

À titre d’exemple, Raphaël Glucksmann, député européen engagé pour la défense des droits humains, considère que prendre le pouvoir de sa vie signifie s’engager. Il n’y a pour lui pas de vie sans engagement. L’engagement rendrait heureux en quelque sorte. Et il est impossible d’y échapper, la cité nous rattrape toujours, la vie politique nous poursuit sans cesse. Hugo Clément, journaliste engagé pour la défense de l’environnement, a quant à lui une vision différente et explique que, selon lui, prendre le pouvoir de sa vie revient à être heureux le matin lorsqu’on se lève et heureux le soir lorsqu’on se couche. À, lorsque notre heure viendra, nous dire « ça valait le coup ».

Deux personnalités engagées, deux réponses différentes. Il n’y a en vérité pas de bonne réponse, juste des réflexions personnelles pouvant, d’ailleurs, évoluer au cours du temps. Une des réponses les plus percutantes que j’ai eu à entendre est celle de David Laroche, entrepreneur et coach de vie. Selon lui, cela reviendrait à suivre sa voix intérieure, son cœur, ce qui nous inspire et nous motive, en faisant fi de ce que notre famille, nos amis et la société peuvent penser. De croire en nos rêves et de foncer, même si vents et marées sont contre nous, même si abandon et rejet pointent le bout de leur nez. En somme, à la fin de notre vie, nous regarder dans les yeux et nous dire « merci » pour avoir réussi à créer la vie qui nous inspire. 

À titre plus personnel, avoir le pouvoir sur sa vie renvoie à la capacité de prendre les décisions par soi-même, en toute conscience. En ayant eu l’ensemble des informations, en y ayant profondément réfléchi et en prenant, en conséquence, une décision mûrie. En ne subissant plus. En étant maître de sa vie et non plus un simple valet, spectateur de ce bal tourbillonnant et enivrant, emporté par les flots au gré du vent.

D’autres vous répondront tout simplement que prendre le pouvoir de sa vie, c’est être heureux. Et, en réalité, n’est-ce pas la synthèse de l’ensemble des réponses précitées ? N’est-ce pas le but premier et commun à tous les Hommes, vers lequel nous tendons tous ? Il s’agit là alors d’un chemin sinueux, semé d’embuches et infini, d’un travail d’une vie. À ne jamais prendre pour acquis.

Quoi qu’il en soit, prendre le pouvoir de sa vie nécessite du courage, de la force. La force de nous réveiller, d’arrêter d’écouter les mensonges que l’on se raconte à nous-mêmes et de faire face à la vérité. Le courage d’être prêt à cheminer, à évoluer, vers des contrées plus heureuses. Ou, pour les plus chanceux, d’y rester.

Florine PERBOST pour la série d’articles “Nos Plumes” de Trouve Ta Voix.



Sources – Podcast “In Power” de Louise Aubery : 

  • Charles Pépin, philosophe et écrivain : avoir l’humilité de comprendre que tu es traversé par plein de choses qui s’imposent à toi, que tu n’as pas choisi. Comprendre qu’on n’a pas bcp de pv et inventer quelque chose de libre, original et singulier. C’est faire avec de l’héritage quelque chose de neuf
  • Hugo Clément, journaliste : content le matin quand tu te lèves et content quand tu te couches. Ça veut pas dire que tu seras content tous les jours mais globalement qu’à la fin de ta vie, quand tu regardes en arrière, tu te dises que ça valait le coup 
  • David Laroche, entrepreneur et coach de vie : que les murmures de l’intérieur soient plus fort que les murmures de l’extérieurs = ce qui m’inspire soit plus fort ce que ma famille, la société peut penser. Si j’ai un rêve, que j’y aille, même si tout le monde pense que c’est nul et qu’on me rejette. A la fin de ma vie, c’est me regarder dans les yeux et me dire que j’ai tout fait pour créer la vie qui m’inspire et suivre mon cœur. 
  • Raphael Glucksmann, député européen ne pas continuer, rompre avec ses habitudes et décider qu’on continue si on le veut. Ça signifie s’engager. 
  • Jonathan Lehmann : se réveiller, arrêter d’écouter les mensonges qu’on se raconte à nous-mêmes, faire face à la vérité et avoir la force et le courage d’être prêt à évoluer. Et donc de lâcher les choses qui nous servent plus même si elles sont attrayantes et aller vers les choses qui nous nourrissent et nous font du bien. 

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