Est-ce que la parole de chacun et chacune a de l’importance ? A-t-elle sa place dans toutes les situations, à tout moment ? En réalité, ce n’est pas toujours le cas. Notre voix n’est pas systématiquement prise en compte. Elle peut être ignorée, mise de côté, voire complètement écartée selon le sujet abordé ou les idées exprimées.
Une étude récente du Cercle des économistes montre que 2 jeunes sur 3 agé·es de 18 à 30 ans se sentent peu représenté·es en politique. De plus, 66 % d’entre eux estiment que leurs opinions ne sont pas prises en compte. Ces chiffres traduisent un sentiment partagé : beaucoup ont l’impression que leur voix ne compte pas dans les décisions qui les concernent, quel que soit le contexte.
Nous avons toutes et tous déjà vécu ce moment où l’on hésite à demander quelque chose, persuadé·e de connaître la réponse à l’avance. Cette anticipation nous décourage parfois de nous exprimer.
Et si ce jour-là, nous avions décidé d’y aller quand même ?
D’aller demander sans nous soucier du regard et de la réponse de l’autre.
Cette fameuse phrase : « Comment tu peux savoir si tu n’as pas demandé ? » Et bien, elle est vraie. Elle s’applique parfaitement à ces situations. Notre voix compte bien plus que ce que l’on pense, encore faut-il accepter de la faire entendre. Il ne faut donc pas être pessimiste à l’idée de prendre la parole.
Au contraire, il est important d’oser exprimer ses idées, ses opinions et ses ressentis. Même si la peur de ne pas être écouté·e existe, faire entendre sa voix reste essentiel. Chaque prise de parole contribue à enrichir les échanges et à faire évoluer les mentalités.
Etant un élève de seconde, je pense également que les adolescent·es ont une voix qui mérite d’être prise en compte, au même titre que celle du corps enseignant ou des adultes en général. Elle est souvent mise à l’écart pour cause de manque de vocabulaire ou de tact.
Mais j’y crois.
Dayann Kicheta (en stage de Seconde chez Trouve Ta Voix – juin 2025)

